PEINTURE ROCK, MONDE DE BISTROTS
PEINTURE ROCK. PETITE BOUFFEE D.AIR ENFUME. MONDE OU LES BISTROTS ONT UN PARFUM D.ETERNITE.

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Date de création : 06.11.2008
Dernière mise à jour : 23.09.2009
22 articles


C'EST POUR BIENTOT !....

Publié le 23/09/2009 à 18:49 par danielgrardel
C'EST POUR BIENTOT !....
UNE NOUVELLE EXPOSITION SERA PRESENTEE DANS LA GALERIE DES AMIS DES ARTS, RUE DE LA DODANE, AU COEUR DU QUARTIER ST LEU A AMIENS DU 11 AU 24 DECEMBRE 2009.
LA GALERIE SERA OUVERTE TOUS LES JOURS DE 14 HEURES A 20 HEURES...
N'HESITEZ PAS A FRANCHIR LA PORTE.

LA FETE A JULES

Publié le 06/09/2009 à 19:40 par danielgrardel
LA FETE A JULES
LA FETE A JULES

NOTICE EXPLICATIVE

L'idée avait germé dans le cerveau embrumé de Nasser (le Thénardier, de la rue de la République) :
- tu devrais faire un tableau avec les personnalités d'Amiens (sous-entendu : avec moi au premier plan !)
Connaissant son caractère impulsif et violent, lâchement, je n'ai fait qu'obtempérer...
Comme il me fallait réaliser le "pendant" de "ST LEU S.AMUSE", je me suis lancé...
Jules Verne c'est inévitable... et puis après ?... Forcèment j'y joins mes potes, les gens que j'apprécie - un hommage à Clovis Trouille- et puis rapidement mes "invités", parce que je veux me payer "gratis" une belle distribution un peu comme Mocky....
Justement Mocky, j'adore et puis il a tourné son premier film à Amiens - c'est "l'alibi culturel" - et puis le Président Salengro fera très bien l'officiel et ainsi de suite...
C'est pourquoi, je tiens vivement à remercier pour leur participation amicale et désintéressée, entre autres :
Blanche Francis (acteur)
Galabru Michel (Force de l'ordre)
Dac Pierre (Orateur)
Dali Salvador (Peintre)
Christ Jésus (Illusionniste)
Tournesol (Professeur) etc...

Comme d'habitude les "féministes" n'apprécieront que modérément ce tableau, elles ont tort car il n'y a pas que des filles de joie, puisqu'il y a la jolie journaliste de FR3 qui interviewe Jean Paul Dekiss (Directeur de la Maison Jules Verne), preuve que ce tableau est beaucoup moins simpliste qu'il en a l'air et ma 'thématique" pas si "mauvaise" que ça !

UN CONSEIL
La lecture du tableau est beaucoup plus claire après l'absorption d'un ou deux Picon Bière.

BONNE LECTURE
DANIEL GRARDEL


UNE HISTOIRE DE VINYLE de Jacques Leblanc

Publié le 03/09/2009 à 19:10 par danielgrardel
UNE HISTOIRE DE VINYLE de Jacques Leblanc
UNE HISTOIRE DE VINYLE
Fin septembre 1964 petite boule de polychlorure de vinyle je fais partie du stock de réassortiment prévu pour un nouveau pressage du super 45 tours Columbia ESRF 1571 à l’usine galvanoplastique des Industries Musicales et Electriques Pathé Marconi de Chatou. J’aurai pu finir écrasé sous une presse pour un disque de Tino Rossi mais j’ai la chance que sur ma boule de vinyle, une fois aplatie, soient gravées les deux faces du premier EP français des Animals. Entre deux étiquettes vertes, la face A, numéro de matrice 7 TCA 10235 couple “The House Of The Rising Sun” et “Talkin’ About You” et la B, numéro de matrice 7 TCA 10236, “Gonna Send You Back To Walker” et “Baby, Let Me Take You Home”. Après un test de vérification, je suis glissé dans une belle pochette cartonnée, qui provient de chez IDN (Imprimerie Du Nord), montrant, en noir et blanc, Alan Price, Chas Chandler, Eric Burdon coiffé d’une casquette, Hilton Valentine et John Steel devant le pub britannique The House Of The Rising Sun. Le tout est surmonté d’une bandeau rouge avec le nom des Animals et les trois autres chansons. C’est très chic. Au verso, outre les crédits d’auteurs, un texte de présentation et le rappel de deux super 45 tours du Liverpool Sound, du Dave Clark Five et de Pat Wayne & The Beachcombers, une coupure de presse précise que “The House Of The Rising Sun” est N°1 en Angleterre et a reçu un disque d’argent pour avoir déjà vendu un quart de million de singles dans ce pays. La classe. Je suis un tube et pas un nanar. Ma carrière est assurée. Avec 49 autres disques de la même référence je suis conditionné dans une boîte qui s’empile dans l’immense stock de chez Pathé. Je n’y reste pas longtemps et avec quatre autres microsillons identiques au mien, je rejoins d’autres confrères destinés à une commande pour le disquaire Ambiance, sis rue du l’Arrivée, à Paris, longeant l’ancienne gare Montparnasse, qui n’est pas encore devenue une carcasse. Les deux patrons réceptionnent le colis et répartissent les différents 45 tours dans les bacs. En ce qui concerne les Animals, un va en vitrine, trois dans la réserve et moi à la lettre A, en toute logique, dans les présentoirs.
On est maintenant début octobre quand un certain Jacques Leblanc, un garçon de 14 ans, après avoir passé un long moment, comme chaque jour, a admiré la vitrine, pousse enfin la porte de la boutique. A la lettre H, il prend le dernier disque de Johnny Hallyday, “Le Pénitencier”, soit l’adaptation de mon hit “The House Of The Rising Sun”. Il va pour payer mais demande s’il peut voir l’original. Le vendeur m’extrait de mon casier et l’adolescent retourne à plusieurs reprises la pochette, sort la rondelle de vinyle avant de se décider à acheter les deux disques. Il est évident que son argent de poche est compté. Chaque midi, pour éviter la cantine du collège, il avale avec des copains une strasbourg frite et un demi de bière chez Roger La Frite sur le boulevard Montparnassse, avant de filer admirer l’étroite devanture bleue de chez Ambiance, qui regorge de trésors qu’il ne pourra jamais se payer. Il tend au marchand ses deux billets de 10 francs et sa carte de fidélité et récupère 20 centimes, chaque EP valant 9,90 francs. Les deux pépites rangées dans une enveloppe de papier au logo Présence Mondiale Pathé Marconi et siglé à l’adresse d’Ambiance de l’autre côté, il regagne les salles de cours. Les heures s’égrènent lentement, trop lentement. Dès qu’il le peut, il sort les deux disques de son cartable et les détaille à l’envi. A 16 heures 30, à la fin des cours, les minutes sont précieuses et il n’y plus un instant à perdre. Le métro jusqu’à la porte d’Orléans, l’autobus 195 jusqu’à la place des Alliés au Plessis Robinson où il habite et encore quelques centaines de mètres avant d’arriver dans sa chambre. Tout le long du trajet, il a relu une nouvelle fois le dernier numéro de Salut Les Copains et il rage car l’émission est déjà commencée depuis quelques instants quand il allume le bouton du transistor. La voix de Daniel Filippachi se fait entendre, c’est un instant magique. Il est évident qu’il met plus d’assiduité à écouter SLC qu’à faire ses devoirs. Un peu avant 18 heures, n’y tenant plus, il zappe le flash d’André Arnaud, et place le disque de Johnny sur son électrophone. Il a juste le temps d’en écouter trois morceaux et déjà SLC redémarre. Au cours de l’émission, “Le Pénitencier” par Hallyday mais aussi ma version “The House Of The Rising Sun” par les Animals sont diffusés.
Un peu avant 19 heures, le jeu du Persavon interrompt Salut Les Copains et j’ai enfin la chance que ma rondelle de vinyle occupe le plateau du tourne-disque. Enfin, je vais être écouté en vrai pour la première fois. Comme Johnny, je ne dépasse pas le stade des trois titres, l’heure du repas ayant sonné, je réintègre tristement ma pochette et suis soigneusement rangé sur une étagère. Très vite, je constate que pour le dénommé Jacques Leblanc je ne suis pas un de ses préférés. Johnny Hallyday bien sûr a ses faveurs, ainsi qu’Eddy Mitchell et Sylvie Vartan, mais surtout il affiche une prédilection pour mes concurrents directs, les Rolling Stones dont il possède les cinq premiers 45 tours parus en France à défaut d’avoir l’album. Il va falloir m’accrocher. Par contre, il n’y a qu’un seul EP des Beatles, ce qui me redonne de l’espoir. Après le dîner, de retour dans sa chambre, l’intégralité du disque de Johnny est savouré puis c’est mon tour. Visiblement, il ne regrette pas son investissement, même si “Around And Around” des Stones me succède sur le pick-up. En revanche, ce n’est pas “The House Of The Rising Sun” qui semble l’emballer le plus mais les reprises musclées de “Talkin’ About You”, “Gonna Send You Back To Walker” et la création des Animals “Baby, Let Me Take You Home”. D’ailleurs, même pour Johnny, il affiche une préférence pour “Toujours Plus Loin” et n’écoute jamais le sirupeux “Je Te Reverrai” qu’il coupe aussitôt s’il n’a pas eu le temps de l’interrompre avant le début. Plusieurs fois par semaine et surtout les jeudis et samedis après-midi après les cours et évidemment le dimanche, je suis régulièrement joué sur l’électrophone jusqu’à la fin de l’année de 1964. Ensuite, comme d’autres microsillons plus anciens, je suis délaissé sans jamais être oublié. L’ami Jacques a le culte de la fidélité. Même s’il succombe à présent à l’envoûtement de Ronnie Bird, Chuck Berry et des Kinks, Johnny, Eddy, Sylvie et les Stones demeurent au top. J’appartiens donc, avec Buddy Holly, Jerry Lee Lewis et d’autres à la réserve prioritaire quand l’élite a trop tourné.
Les années passent. Un samedi après-midi de septembre 1967, Jacques sélectionne trente 45 tours pour, exceptionnellement, animer une surboum dans une cave aménagée de Fontenay-aux-Roses et je fais partie du lot. Alors qu’il drague du “A Whiter Shade Of Pale”, le slow de l’été de Procol Harum, il enchaîne en me mettant sur le pick-up pour prolonger l’étreinte. Si bien qu’après “The House Of The Rising Sun”, “Talkin’ About You” de Ray Charles par les Animals interrompt la séquence slow et que le jerk reprend ses droits. Toute le monde s’agite en rythme. Les filles en mini-jupe, laissant voir les dentelles froufroutantes de leurs panties, les garçons en pantalon taille basse et shetland trop court. La boum suit son cours et, fatal erreur, ma rondelle de vinyle atterrit dans la pochette de Procol Harum et vice-versa. Par bonheur, Jacques a déjà une âme de collectionneur et, en récupérant ses disques, il replace précautionneusement chacun dans son écrin respectif. Ouf ! Le super 45 tours et la pochette du EP Columbia ESRF 1571 des Animals sont de nouveau réunis. Comme on le voit, Jacques évite de prêter ses disques et aujourd’hui encore, en 2009, j’ai l’honneur d’appartenir à sa collection. Bien sûr, quand il anime à son tour une émission de radio, Les Genoux Qui Craquent, avant les élections de mai 1981, j’ai la chance d’y être programmé même si la rudesse et le poids de la tête de lecture s’enfonce durement dans mon délicat vinyle afin qu’il n’y ait aucun risque que le disque saute à l’antenne. A cette occasion, je retrouve un ancien collègue à moi issu de la même série de pressage qui me raconte son difficile parcours dans les boums et comment il est devenu orphelin de sa pochette, vivant dorénavant tout nu sans la moindre protection. Ce jour là, c’est grâce à Jacques qu’il va pouvoir retrouver son intégrité, ce dernier promettant au disc-jockey irrespectueux de lui ramener une pochette vide de “The House Of The Rising Sun” qu’il possède lors de sa prochaine émission. Chose promise, chose due, c’est ainsi que cette malheureuse rondelle de vinyle peut à nouveau apprécier le confortable logement de sa pochette même si ce n’est pas celle d’origine. Les contes de fées existent également dans le disque.
Jacques est un fondu de rock et de pop mais il est aussi totalement fasciné par la presse. Salut Les Copains et Disco Revue puis Rock & Folk et Les Rockers sont ses magazines de chevet, ainsi que sous le manteau Folies de Paris & Hollywood, rock et sexe étant liés pour faire bon ménage. C’est ainsi que, ô sacrilège, il passe une grande partie de son temps à découper SLC et Disco Revue puis Rock & Folk (l’obligeant par la suite à les racheter plusieurs fois), aussi bien que Elle et Marie-Claire qu’il pique à sa mère pour se concocter sa propre revue au titre prédestiné Salut Les Rockers ! Il sélectionne les articles qu’il préfère et recompose d’autres maquettes. Il crée également son hit-parade. Comme il ne peut pas avoir tous les disques qu’il désire, il s’est fait offrir un magnétophone Philips à bande, qu’il trouve plus pro que le mini-cassette et enregistre les chansons qu’il aime à l’écoute de Salut Les Copains et Dans Le Vent sur Europe N°1. Certains artistes figurant définitivement sur sa liste rouge : Adamo, Sheila, Hervé Vilard (il va jusqu’à quitter le salon familial le temps de leurs prestations à Tête De Bois & Tendres Années à la télé), il délaisse SLC quand ils sont diffusés et se branche sur Balzac 10-10 de Jacques Garnier sur Radio Luxembourg puis Mini-Max avec le Président Rosko à la rentrée 1966, qui prend la succession sur RTL, et aussi 17-19 sur 18-29 de Gérard Klein sur France Inter. Son classement, qui élimine donc systématiquement ces trois artistes, varie selon les époques d’un top 20 à un top 30 qu’il peaufine en permanence. A un moment, il y a même un top 15 qui comprend 17 morceaux (?!) avec un super N°1 avant le N°1 et, sur le principe du Chouchou de Salut les Copains, le titre qui doit s’imposer dans son prochain hit-parade. Les anglo-saxons ont sa préférence avec un noyau dur de français où se côtoient à égalité Johnny Hallyday et Ronnie Bird, puis Eddy Mitchell et Sylvie Vartan, Dick Rivers, Noël Deschamps et les trop rares Thierry Vincent, Larry Greco, Erick Saint-Laurent ou Gil Now puis Herbert Léonard période rhythm’n’blues. La subjectivité est de mise mais la fidélité est intacte. Ainsi juste derrière les sanctifiés Rolling Stones figurent les Who, Small Faces, Kinks, Yardbirds, Pretty Things, Them… et tout de même les Beatles sans oublier les nombreux disques à succès qui ont suivis la parution du EP Columbia ESRF 1571 des Animals qui se sont transformés en New Animals.
Bien sûr, je ne fais pas partie des plus belles pièces de la collection de Jacques qui privilégie le sandwich des Beatles, l’Olympia des Rolling Stones, les deux EP de Creation ou celui de 13th Floor Elevators mais j’appartiens aux grands standards magiques des sixties comme le “Satisfaction” des Stones, première édition, et ceci compense bien cela.
Signé EP COLUMBIA ESRF 1571

DATES A RETENIR

Publié le 16/07/2009 à 15:53 par danielgrardel
9 DECEMBRE : MON AMI CHRIS EVANS CHANTE AU PETIT JOURNAL A PARIS !
11DECEMBRE : VERNISSAGE DE L'EXPOSITION A LA GALERIE DE LA DODANE ET AU NELSON .

TOURNEE DE JOHNNY

Publié le 04/07/2009 à 12:28 par danielgrardel
TOURNEE DE JOHNNY
A quelle chanson de notre Johnny national correspond mieux ce tableau ?

TEXTE DE J.W. THOURY

Publié le 13/04/2009 à 12:00 par danielgrardel
TEXTE DE J.W. THOURY
La Petite Vitesse
Le Jazz-Club de Juvisy porte mal son nom. D'abord, ce n'est pas un club, juste un café ordinaire où tout le monde peut entrer boire un verre. On n'y écoute pas de jazz, ou si peu… Sauf, à la rigueur, quand, mode New Orleans aidant, les Haricots Rouges viennent clarinetter sur un tempo de planche à laver. Ainsi, le Jazz-Club n'est ni jazz ni club. D'ailleurs, les habitants de Juvisy et des environs, Athis-Mons, Viry-Châtillon, l'appellent La Petite Vitesse, nom jusque là porté par l'estaminet parce qu'il est situé juste en face la gare. La salle principale ressemble à toutes les autres du même genre, que l'on soit en banlieue sud ou en Picardie, avec ses néons agressifs, ses tabourets de bar, ses banquettes en moleskine rouge fatiguées, ses publicités pour des bières, des apéritifs... Les petits cartons accrochés un peu partout incitent le consommateur à commander un Campari ou un Saint-Raphaël… De leur côté, les cendriers vantent les mérites du Martini. Un coin de mur est réservé au cinéma voisin, peut-être l'Eden, ou bien le Calypso, qui y affiche le programme de la semaine. Les garçons apprécient quand il s'agit d'un film avec Jayne Mansfield ou Brigitte Bardot. Près du plafond, le ventilateur est là par optimisme, le climat juvisien étant rarement caniculaire. Un fanion poussiéreux rappelle que l'équipe locale s'est imposée dans un tournoi de football féminin. C'était quand ? Il y a trois ou quatre ans ? Une éternité ! La semaine, après l'école ou l'atelier, des mômes viennent boire un Coca et faire une partie de Liberty Belle, un flipper où l'on peut jouer à quatre, le meilleur modèle de chez Gottlieb. Il faut faire 800 points pour entendre le doux clac ! de la partie gratuite. Évidemment, c'est plus facile quand on a réussi à obtenir une boule supplémentaire. Same player shoots again. C'est souvent la seule expression anglaise que ces clients connaissent. Les plus argentés glissent dans la fente du juke-box des pièces de vingt centimes pour entendre pour la cent millième fois "20 Flight Rock" par Vince Taylor & ses Playboys. Le Jazz-Club ? Pfff ! Le rock'n'roll, c'est ça la vraie musique. Et il ferait beau voir que quelqu'un s'avise à toucher à l'affichette de Little Tony qu'un jeune prosélyte a placée là afin de partager son admiration pour le rocker italien ! Le dimanche après-midi, La Petite Vitesse devient temple du rock'n'roll. Dans l'arrière-salle, sur une scène bricolée, les groupes se déchaînent. C'est Than & les Kimonos, des vietnamiens qui connaissent leurs classiques, ou Dany Baby & ses Houligans, des gars du coin qui se sont déjà produits au Golf-Drouot, à Paris, et qui n'ont pas peur de reprendre les chansons des Chats Sauvages. C'est sûr, le dimanche, la température grimpe de plusieurs crans — la fièvre monte à Juvisy ! —, mais le ventilateur reste immobile ; la chaleur, ça donne soif, c'est bon pour le commerce. On dit que le soir, l'endroit est plus louche, que des femmes y viennent, vêtues de manière pas très catholique. Dany Baby dit qu'il y en a même une qui a cherché à le draguer. Lui jure qu'il ne l'a pas touchée. Des histoires d'adultes...

JEAN WILLIAM THOURY

"TOUS DROITS RESERVES"

PROCHAINE EXPOSITON GALERIE DE LA DODANE

Publié le 30/03/2009 à 12:00 par danielgrardel
Daniel présentera du 10 au 24 Décembre ses dernières toiles, à la Galerie de la Dodane, rue de la Dodane, à Saint Leu, Amiens, 80.

LITTERATURE ET PEINTURE

Publié le 30/03/2009 à 12:00 par danielgrardel
LITTERATURE ET PEINTURE
LITTÉRATURE
PHILIPPE LACOCHE
Librairie Martelle, Amiens (80)
Journaliste au Courrier Picard et critique au Figaro littéraire, Philippe Lacoche publie simultanément deux recueils de nouvelles en ce début avril. Le premier, «Petite garce», au Castor Astral, comporte une vingtaine de nouvelles teintées de réalisme poétique et parfois, d'érotisme.Certaines ont pour cadre la Picardie (l'Aisne, la Baie de Somme, Amiens, etc.). Le second, «Veilleur de nuits», aux éditions Martelle, nous invite à redécouvrir Amiens la nuit.A partir de très belles photos de Franck Delautre, l'auteur porte un regard complètement décalé sur la capitale picarde. Au menu : rock'n'roll, filles, bars enfumés et alcools.Et une atmosphère accessible à une certaine mélancolie.Des Picards, connus ou moins connus, traversent cet ouvrage singulier. Les auteurs rencontreront le public au rez-de-chaussée de la librairie.
Mardi 14 avril, 18 heures
Rens.03 22 71 54 54.


DANIEL PRESENTERA SON TABLEAU PETITE GARCE A CETTE OCCASION

VENEZ NOMBREUX

POLITIQUE FICTION

Publié le 10/01/2009 à 12:00 par danielgrardel
POLITIQUE FICTION
[SIZE=14]L'AVANTAGE DU PEINTRE PAR RAPPORT AU PHOTOGRAPHE, C'EST QU'IL PEUT ANTICIPER L'EVENEMENT !
QU'EN PENSEZ-VOUS ?

TEXTE DE PATRICK POITEVIN

Publié le 04/01/2009 à 12:00 par danielgrardel
TEXTE DE PATRICK POITEVIN
When I’m sixty four….[J’arrivai Place du Don, passant par le pont du Quai Bélu, et entrai sur la « scène du crime ».
Je tombai immédiatement sur un Fred, hébété, qui tentait de se maintenir sur son vélo en un approximatif équilibre.

- Salut Fred! C'est quoi ce bordel! T'as une idée de ce qui s'est passé ici? Quel tableau!
- Une catastrophe! Un truc incroyable!.... Tous les jours, je ralentissais pour les laisser passer... Et aujourd'hui... Rien! Pas là! Tu te rends compte! Que du vide!
- T’as remarqué quelque chose?
- Rien! Y avait! Y a plus!.... Du délire je te dis! Et puis, je vais finir par tomber, cette situation est intenable !...

Je laissais Fred se débrouiller avec son circonstanciel déséquilibre...
Je jetai un œil alentour... La pagaille était totale... La place semblait en proie à une totale désorganisation... Les discussions allaient bon train, tout le monde semblait avoir son avis sur l'évènement.

- Qu'est-ce que tu fous là, Vinquesne!? Je croyais t'avoir déjà dit que tu ne serais plus jamais le bienvenu en centre ville! Change de secteur!
- On se calme Brigadier! Est-il interdit de se balader? Et ne soit pas si nerveux! Tes connexions neuronales sont limitées, ta femme t’attend… Et méfie-toi qu’elle n’ait envie de tromper cette attente… la nuit est douce…

J’avais dis cela au hasard, mais j’avais du faire mouche… Le regard que le Brigadier Mormoil me jeta, me passai l'envie de me retrouver en garde à vue, et, pour une fois raisonnable, je m’éloignai prudemment.

J'observais les « bleus » contrôler l'identité de deux ou trois demoiselles trop jarrettellisées pour être étudiantes, trop modérément dénudées pour être putes et insuffisamment provocantes pour sortir de l'helvète couvent des oiseaux!
Autant de « témoins » qui ne risquaient pas d'avoir vu quoi que ce soit, et qui n'avaient comme alibi qu'un évident désir de rencontres après trop de cocktails et de solitudes!
Un peu plus loin, d’autres flics contrôlaient des pieds nickelés dont tout un chacun savait, qu'à part deux ou trois bières grivelées auprès des touristes, quelques clopes ou centimes tapés aux passants, ils étaient bien incapables du moindre forfait d'envergure!
Bref, les flics, comme à l'accoutumée, jouaient sur beaucoup d'effets pour peu de résultats...

Dans tout ce fatras, un illusoire capitaine, définitivement ivre, hurlait à tue tête d’improbables chants de marins ; un reporter trop houppé pour être un paparazzi, suivait de près un fox trop blanc pour être honnête... Incroyable ! La Presse internationale était déjà sur place… Pour corser le tout, je crus apercevoir mon collègue Marlowe…

Avec une pointe d'irritation, je constatai que, entre les flics et la presse... Il me faudrait jouer serré si je voulais limiter les fuites... Et régler l’affaire avant la concurrence ! Enfin, j’avais au moins l’avantage du terrain.

*****
J’aperçus mon ami Philippe L., en pleine conversation avec une forte blonde qui parlait trop haut, et me dirigeai vers lui...

- Salut Philippe! On peut se parler un moment?
- Aucun problème Nerva! Je finis les souvenirs de Madame et je suis à toi!

... Un bout de temps passa, durant lequel les Anges tentèrent vainement de se frayer un chemin... Jamais il n’y avait de silence sur cette place !
*****
- Alors Nerva, ta présence est-elle due au hasard ou fouines-tu intentionnellement?
- Arrête tes charres camarade! C'est Grardel, lui-même, qui m'a demandé de m'occuper de l'affaire!...
- ça a du lui faire un choc à Daniel un truc pareil!
- Ouais... C’est sur !... Il semblait sérieusement secoué! Il ne m’a rien dit, comme si les mots lui manquaient ! Il a juste réussi à me sortir qu’il fallait que je me rende sur place ! Tu peux me dire ce qui se passe ?
- J’en sais rien ! De là où je suis, je n’ai rien vu ! Ils y étaient, Ils n’y sont plus ! Et puis tu sais que je suis coincé ici avec Bianca !... il n’y a que toi qui sois réellement libre de tes mouvements !

Je reculais de quelques pas, levais la tête, et aperçus à la croisée d’une fenêtre, Doriane en train de réajuster ses bas.
Je gravis les quelques marches qui me séparaient de son étage en regrettant de ne toujours pas avoir arrêté de fumer…

- Salut, ma belle ! Les affaires marchent comme tu le désires ?
- Vinquesne ! T’es là pour le boulot, ou tu viens vraiment me rendre visite ?
- Calme tes ardeurs Mignonne ! Je suis quasi en mission, et tu sais mieux que moi que travail et plaisir ne sont pas nécessairement compatibles !
- Tu deviens odieux Vinquesne ! Ne profites pas trop de mes bonnes dispositions envers ta petite personne, beau gosse ! Enfin… Qu’est-ce que je peux faire pour toi?
- Pas ce que t’imagines ! Qu’est-ce que tu peux me dire sur ce qui s’est passé sur la place ?
- Pas grand-chose, mais de l’étage, j’ai une vue imprenable dessus ! Et si je ne sais pas ce qui s’est passé, en y réfléchissant, je peux te dire que je l’ai vu venir… De jour en jour, Ils pâlissaient, jusqu’à la transparence… Mais tu sais ce que c’est, c’est tous les jours devant tes yeux et tu fais pas attention plus que ça…

Je regardai la place. Tout me semblait pourtant absolument normal… Cependant, et d’évidence, quelque chose clochait… Mais il y a longtemps que je n’y étais plus assidu ! Il me fallait vérifier quelques intuitions.
Je pris congé, rentrai chez moi et me connectai au blog de Daniel .
Je trouvais l’image que je cherchais…
*****
Putain, c’était incroyable ! L’évidence était là devant moi ! Inimaginable, insoupçonnable… impensable !... Et je n’avais rien remarqué !
Je regardais mon écran de PC et revis Fred en sa position d’équilibriste… Devant lui, le vide ! Un truc de cinglé !...
On avait volé les Beatles !?!?!?...

Ce ne pouvait pas être l’œuvre du Grand Babu, il ne s’intéressait qu’aux monuments, et puis Francis avait lâché la rampe depuis longtemps… De plus Doriane m’avait prévenu, ça s’était passé en douceur, presque en catimini. C’était autre chose… De bien plus sournois !

J’agrandissais l’image, pris quelques notes et me résolus à retourner une ultime fois sur place… Mais je savais ce qui m’y attendait….

Je regagnai la Place et m’assis en terrasse pour y observer ses chalands. Mon pressentiment prenait corps… Là aussi comme une évidence… Triste à mourir…

Je rejoignis Philippe, toujours en grande discussion avec son rossignol ; un Philippe chez qui je sentais poindre une exaspération de plus en plus marquée… Je n’y étais pas étranger, je lui avais discrètement glissé à l’oreille, qu’en d’autres ailleurs, un autre rendez-vous l’attendait, avec une Diva qu’il ne serait pas près à lâcher !

- Nerva ! Alors quelles nouvelles ?
- Je suis venu, j’ai vu… J’ai compris !
- Tu sais comment tout remettre en ordre, alors !
- Je crains fort que rien de tel ne soit possible Philippe, et que ni toi, ni moi n’y puissions rien !
- Qu’est-ce que t’entends par là ?
- Par là rien ! Mais regarde autour de toi…

J’observais Philippe et vis son visage se décomposer au fur et à mesure que l’évidence s’imposait à son intelligence...

- Mais… Je ne reconnais personne !
- Et non, mon ami ! Toi, Daniel, même moi, pensions faire partie des meubles de cette place… Et nous ne l’avons pas vu évoluer… On la croyait notre, pour toujours… Et, tu as vu autour de toi ? Des gamins ! Une foultitude de visages tous plus juvéniles les uns que les autres ! Et je peux te dire que nous n’avons pas les mêmes références ! Les Beatles, ça veut plus dire grand-chose pour ces petits jeunes ! Il n’y a qu’une explication à cette disparition…
- Tu veux dire…
- Oui, je crois que c’est ça…
- Alors, c’est juste la jeunesse de Daniel qui s’enfuit…
- Et je ne sais foutrement pas comment lui annoncer la nouvelle…






TOUS DROITS RéSERVéS

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